Hypothermie

L'hypothermie est une situation dans laquelle la température centrale d'un animal à sang chaud ne permet plus d'assurer correctement les fonctions vitales.

Chez les mamifères, la température interne normale est de 37 °C ; la thermorégulation est une des fonctions permettant d'assurer le bon déroulement des réactions chimiques et biologiques nécessaires à la vie (homéostasie).

On parle d'hypothermie lorsque la température centrale est inférieure à 35 °C :

* 37 °C à 35 °C : normothermie ;
* 35 °C à 34 °C : hypothermie modérée ;
* 34 °C à 32 °C : hypothermie moyenne ;
* 32 °C à 25 °C : hypothermie grave ;
* en dessous de 25 °C : hypothermie majeurs

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Causes d'hypothermie

L'hypothermie peut résulter d'une exposition prolongée à une ambiance froide, comme l'air extérieur en hiver ou un séjour prolongé dans une eau froide (naufrage), ou bien d'une dérégulation de l'organisme. En ambiance froide, l'hypothermie est une complication courante pour une personne victime d'un accident ou d'un malaise.

Elle peut être secondaire à une infection à certains types de germes.

Elle peut être causée par :

* une hypothyroïdie,
* une intoxication à certaines substances.

Symptômes et effets

L'hypothermie se constate essentiellement par la mesure de la température centrale. Dans le cadre de l'urgence, on se contente de la mesure de la température auriculaire. Il faut noter que la victime peut avoir une peau froide, mais une température interne correcte, l'hypothermie n'est alors pas encore installée mais est une évolution probable en ambiance froide.

En dessous de 28 °C il y a un risque d'arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire.

En cas d'exposition prolongée au gel, l'hypothermie peut être associée à des engelures.

Combattre l'hypothermie

Le risque principal est une injection du sang périphérique, froid, vers l'intérieur du corps, qui provoquerait un abaissement supplémentaire de la température centrale. Ceci peut survenir si l'on fait faire des mouvements à la victime, si on la bouge sans précaution, ou si on tente de la réchauffer de manière active (frottement, contact avec un objet chaud) : cela active la circulation au niveau de la peau.

La lutte contre l'hypothermie se fait donc essentiellement par un réchauffement passif : la victime est mise dans une ambiance chaude et se réchauffe toute seule. En effet, si l'on apporte activement de la chaleur par l'extérieur, cela provoque des réactions néfastes :

* injection du sang périphérique, encore froid, vers la partie centrale du corps, et donc un refroidissement de la température centrale ;
* comme la peau est froide, le transfert de chaleur est plus important et peut provoquer des brûlure, et ce d'autant plus qu'en raison de l'anesthésie crée par le froid, la victime ne sent pas la douleur.

En extérieur, la victime est couverte en attendant l'arrivée des secours. Elle sera transférée avec prudence dans la cellule sanitaire chauffée du véhicule d'intervention. Si une personne a séjournée dans de l'eau froide, elle est déshabillée une fois en ambiance chaude (en ambiance froide, les vêtements, même mouilés, limitent les fuites de chaleur).

L'hypothermie, en ralentissant les réactions chimiques, ralentit également la dégradation des cellules en cas d'anoxie ; un arrêt cardio-ventilatoire a donc plus de chances d'être récupéré dans le cas d'une hypothermie grave, on ne déclare donc une échec des manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire qu'arès une durée plus importante que dans le cas d'une victime normotherme. Il est toutefois difficile de distinguer une hypothermie grave d'un cadavre froid, sans espoir de réanimation.

Le réchauffement actif est effectué à l'hôpital, sous surveillance médicale, notamment :

* par perfusion d'un soluté chauffé, par exemple les poches de soluté sont chauffées modérément dans un four (étuve, micro-onde) puis mises dans une couverture chauffante ;
* par un lavage d'estomac avec un soluté tiède ;
* par une inhalation d' oxygène réchauffé.

Hypothermie provoquée

Dans certains cas, la mise en hypothermie est volontaire et faite de manière controlée : le métabolisme de l'organisme (ou d'un organe particulier) est alors ralenti, permettant à ce dernier de mieux résister au manque d'oxygène.

Ce type de traitement est largement employé en chirurgie cardiaque (le terme utilisé est alors cardioplégie froide) : après installation d'une circulation extra-corporelle, le chirugien refroidit le cœur ce qui permet de l'arrêter et de permettre d'intervenir sur ce dernier. Le réchauffement de cette organe, en fin d'intervention, permet le plus souvent la reprise des battements cardiaques.

Ce traitement a également été proposé lors de certains comas avec anoxie du cerveau (par exemple dans les suites d'un arrêt cardio-circulatoire).

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